Né
en février 1947, peu après la fin de la guerre, sur
l’impulsion d’André GIROUD, le Caméra
Club Rochelais a tout d’abord consacré son activité
au cinéma. A cette époque les films étaient
pour l’essentiel en Noir en Blanc et toujours muets. Tournés
dans les formats 8m/m, 9m/m5, 16 m/m avec des caméras souvent
rudimentaires, à moteur mécanique. Le montage de la
pellicule se faisait à la colle et aux ciseaux, les films
étaient sonorisés en direct à la projection,
avec des disques 78t et un commentaire lu au micro.
Puis dans les années 50 est apparue
au CCR une sonorisation pionnière d’abord avec un magnétophone
à fil, puis à bande, bientôt synchronisé
à l’image. Malgré les aléas engendrés
par la liaison hasardeuse du son et de l’image, mais en raison
des possibilités nouvelles que cela offrait, quelques intrépides
n’hésitaient pas à en braver les difficultés
Dans les années 60, le
développement des voyages associé à la qualité
d’image exceptionnelle du 24x36, ajouté à la plus
grande facilité matérielle d’un tri de diapositives
comparé au montage d’un film, allait faire triompher
le diaporama-compte-rendu-de-voyage et porter un coup sévère
à l’expression par le film, cela malgré l’apparition
du super 8 et du son sur piste couchée.